Chercher

13 févr. 2013

Une volontaire francophone à Skopje

Une volontaire francophone à Skopje

En 2006, l’Organisation internationale de la Francophone a mis en place un programme qui offre aux jeunes francophones âgés de 21 à 34 ans la possibilité de s’engager durant 12 mois pour mettre leurs compétences au service d’un projet et de vivre une expérience de mobilité internationale au sein de l’espace francophone. Ainsi, cette année l’Institut français de Skopje accueille une jeune volontaire camerounaise.

Le Cercle francophone a fait une interview avec elle : 

Tout d’abord, est-ce que tu peux te présenter ?

Bonjour, je suis Elisabeth Danièle Keuya de Kebefa, Camerounaise âgée de 24 ans. Titulaire d’un master en linguistique appliquée à l’université de Yaoundé I (université d’Etat au Cameroun)

Qu’est-ce qui t’a amené à la Macédoine ? Pourquoi  tu as choisi notre pays, la Macédoine ?

Pour terminer les études de master, il est important de faire un stage professionnel qui vous apporte un minimum d’expérience afin d’étayer les théories apprises. À la recherche d’un stage, j’entends parler du programme de volontariat international de la francophonie. Dans ce programme chaque poste correspond à un pays, qui lui aussi correspond à un profil précis. Le poste correspondant à mon profil se trouve en Macédoine, je sélectionnée et je décide de vivre cette aventure et je suis très heureuse de faire connaissance avec votre beau pays.

Donc, tu es volontaire francophone ? Qu’est-ce que cela veut dire ?

Le programme de volontariat de la francophonie est un programme de mobilité des jeunes mis sur pieds par l’Organisation International de la Francophonie. Il aide les jeunes à se mouvoir dans l’espace francophone afin de leur accorder une valeur ajoutée dans le contexte actuel, une expérience professionnelle à l’international. En effet pendant 12 mois un jeune est envoyé dans un contexte totalement différent du sien. Il devra exercer une activité professionnelle, s’intégrer, se montrer à la hauteur des défis de la vie, tant sur les plans humain que professionnel.

En quoi consiste ton travail à l’Institut français ?

Ma présence à l’Institut français de Skopje s’apparente à une période de stage pour moi, en fait j’ai soutenu mon master au mois d’octobre 2012, je dois reconnaitre maitriser les théories et courants de pensées linguistiques plus qu’autre chose. Toutefois mes supérieurs hiérarchiques ont eu confiance en moi et me donnent la possibilité de travailler avec les sections bilingues de Macédoine. J’ai conscience d’être une fenêtre pour la francophonie dans ce pays, la preuve que la langue française permet une mobilité internationale, sur la base de cela je prépare des présentations et monte des petits projets sur la francophonie avec les élèves. Je suis aussi une visibilité sur l’Afrique qui souffre encore des clichés médiatiques en Macédoine.

Tu es en mission actuellement à Skopje. Pour combien de temps au total?

Le programme de volontariat accorde un mandat de 12 mois non renouvelable. Je résiderai à Skopje jusqu’au mois de novembre 2013.

Que penses-tu que cette expérience va t’apporter, au niveau personnel et professionnel ?

C’est une expérience de maturité pour moi. En fait c’est la première fois que je quitte mon pays, la maison familiale, mes amis et tous ce que j’ai de précieux, pour aller si loin. Sur le plan professionnel, je serai une force pour le système éducatif de mon pays qui à besoin de soutien, les techniques et approches de travail apprises ici me permettront de m’impliquer avec assurance dans mon environnement. Il sera également plus évident pour moi de trouver un emploi, une expérience professionnelle en Europe et dans un Institut français  me donne une longueur d’avance et un plus intéressant sur mon CV.

Comment tu trouves la vie à Skopje ?

La vie à Skopje est intéressante, il y a beaucoup de lieux à visiter (ce que je n’ai pas encore eu l’occasion de faire à cause du froid !) et je pense qu’elle le sera encore plus au printemps et en été.

Et les gens ?

Les gens sont aimables. Je me sens différente, mais cela fait aussi partie de mon expérience de vie.

Et est-ce que tu sais déjà ce que tu as prévu de faire ensuite ?

Pour la suite, je voudrais bien me trouver un emploi au Cameroun dans un projet de développement éducatif. Mais aussi continuer en PhD et peut-être travailler sur la numérisation de fiches pédagogiques en langue nationale camerounaise et leur apport dans les méthodes d’apprentissage.

Informations détaillées sur le programme de volontariat international de la francophonie.

Number of views (4627)

Tags: